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Je
conseille toujours de prévoir des clôtures, de ne jamais laisser
à votre chiot l’ opportunité de sortir du territoire qui lui
est imparti, car l’instinct de chasse du braque de Weimar peut
le conduire à fuguer et de là peuvent découler de bien tristes
mésaventures….
Elle
n’avait jamais lu " la chèvre de Monsieur SEGUIN "
….
Le parc immense de la propriété ne lui suffisait pas, les herbes
hautes des champs alentours, avaient pour elle un attrait
inexplicable….et oui, l’herbe est toujours plus verte dans le
pré d’à côté ! ! ! …Et pour O’ZARA, L’intrépide ZARA
c’était le cas, depuis qu’un jour de tempête, les arbres
soulevés, arrachés des talus par la force du vent, les clôtures
avaient laissé des passages, que très vite elle avait avec une
de ses amies Weimar su rapidement exploiter ! ! !
Seule, elle restait sage, mais dès qu’un compère pouvait
s’associer à ses ballades, elle prenait le large, trouvant
toujours un endroit pour sauter la clôture, ou un trou pour se
frayer un chemin vers la liberté !… ou qui sait… le mot intolérable
ne peut trouver lui à s’inscrire sur le papier ! !
Toujours elle revenait avec son associé, auquel durant une heure
ou deux, certaines fois plus elle faisait visiter sa région,
l’instinct de chasse toujours la dominait, elle aimait à
montrer le chemin, à entraîner son partenaire innocent vers les
sentiers forestiers, les mares oubliées, les immenses champs de
blé, elle aimait être maîtresse en ces lieux.
Je la récupérais certaines fois sur le terrain de ses exploits,
non sans avoir battu la campagne avec obstination, la peur au
ventre et la rage bien ancrée en moi, décidée à lui faire
oublier le goût pour ces escapades ! ! Elle savait s’abriter à
couvert, se faufiler et si je me montrais trop maligne elle
revenait vers moi d’un air indifférent à peine contrit, trempée
souvent, fatiguée peut être, mais rêvant déjà à une autre
expédition, qui sait …demain ?
Son compagnon, toujours suivait, ravi, ébahi par tant d’audace
et somme toute serein, puisque le chemin toujours lui était tracé…
Mais la vie est ainsi faite, ce jour là, O’ZARA,
l’indomptable, rencontra l’appât qui ne lui était pas destiné.
Un poulet empoisonné eût raison de sa naïveté…
Dix jours déjà, elle est là, … le goutte à goutte de sa
perfusion rythme l’organisation de ma vie, son corps
s’amaigrit, rêve t-elle toujours aux champs inexplorés ?…Je
reste là, impuissante à la regarder dépérir. Rien ne semble
pouvoir panser les plaies de son estomac irrité, rien ne peut atténuer
la peine qui m’assiège et le grand désarroi qui m’étreint.
Pourquoi ZARA, ma ZARA….Pourquoi es tu allé chercher ailleurs
ce que je pensais t’offrir chaque matin ?
O mon indomptable ZARA tu vis, tu vivras ce loup ci ne te mangeras
pas ! ! !
Et pourtant…après quarante jours de soins vigilants,
d’attention soutenue, d’AMOUR, ce loup ci a fini par
t’emporter et je n’ai rien pu y changer, mes larmes t’on
accompagnée, tes compagnons t’ont cherchée …Un renard fusse
t-il un animal sauvage a-t il le droit de mourir comme çà ? ? ?
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